Grue 50T CAILLARD
SMD



Je me suis lancé dans le kit de la grue 50 tonnes "CAILLARD" produit par SMD. L'avantage avec ces wagons là c'est qu'il n'y a pas de moteur à digitaliser ou de micro-led à rentrer dans des phares (cf draisine amf87). En revanche, j'ai des projets bien précis pour cette grue mais chuuuut! c'est un secret !



Sommaire de cette page :
1/ Construction du châssis
2/ Construction de la cabine
3/ Construction des treuils
4/ Construction de la flêche


Dans un premier temps, je vais construire le kit tel qu'il est décrit dans la notice.
J'ai déjà "pratiqué" des kits de ce fabricant, et franchement, c'est du pur plaisir à chaque fois !!!! C'est juste réservé aux bourses confortables . J'insiste sur le fait que ce coût est en accord avec la qualité des éléments. Et en plus, cocorico, c'est une production Française ! Réjouissons nous-en !

Le kit est complet, avec toutes les planches en laiton. Le nombre de pièces est impressionnant (420) ! Il y a même une planche pour réaliser la variante "vapeur" (non photographiée ci-dessous). C'est du luxe ! Pour ma part, je ne l'utiliserai pas (si quelqu'un est intéressé, il m'appelle), je resterai sur la version diesel. Il y a aussi les bogies, les essieux, les attelages à élongation, les décalques et de nombreuses photos de l'engin (en noir et blanc) dans la notice.


A-propos de la notice, je pense qu'il y aurait une petite amélioration à faire. Les explications sont claires et précises mais déconnectées des illustrations. Les photos qui illustrent le montage sont reportées...5 pages plus loin, ce qui oblige à jongler en permanence entre les différentes pages. Surtout que les pièces sont toutes numérotées (ça c'est un très bon point !)...mais sur une troisième feuille  ! Enfin, la résolution des photos pourrait être meilleure parfois . Heureusement, elles sont visibles en haute définitions sur ce lien, sur le site internet de SMD. La première étape consiste donc à réécrire la notice avec les photos sur la même feuille. C'est franchement le seul bémol des kits SMD. J'en ai déjà parlé à rail expo avec M. Denis MAGOT...mais sans suite.

Cette réécriture de la notice m'a permis de TOUT regarder en détail avant de commencer la construction. Et il apparaît que au moins trois points importants ne sont pas très clairs . On verra ça au moment voulu. Bref, malgré cela, je me lance!




1/ Le châssis :

C'est désormais classique, on commence par construire le châssis.
La mise en forme est simple à condition de respecter l'ordre de pliage préconisé dans la notice. La soudure des 4 petits renforts se faisant par l'extérieur, il faut être délicat sur la soudure.


Les 2 longerons doivent être aussi soudés du coté visible. Il est crucial de limiter autant que possible la quantité de soudure sinon l'habillage sera gêné. Quelques points d'accrochage sont nécessaires pour la mise en position, puis il faut plaquer l'ensemble bien horizontalement sur un support plan et reprendre le cordon de soudure tout le long.


Les renforts d'extrémités sont guidées en position  grâce à deux tiges en laiton de 1mm (fournies). La soudure n'est pas super facile en raison de la surface de laiton à chauffer.  De plus, l'écartement  entre ce renfort et la traverse doit être ultra précis car les coulisseaux doivent pouvoir "coulisser" sans jeu excéssif. D'après moi, la mise en place de ces renforts est prématurée. Je conseille de réaliser D'ABORD les 6 coulisseaux afin de les utiliser comme gabarits. (voir plus bas)

Les petites languettes situées au fond du châssis (flèches rouges) doivent être rabattues maintenant. Après, ce serait bien difficile. Elles servent à maintenir l'attelage à élongation.

La mise en place du dessus de châssis (habillage photogravé de grande précision) requiert une très bonne planéïté du châssis. Il est collé à la colle cyanoacrylate. La mise en position est assurée par deux tiges de 0.6mm passées au travers. Un petit nettoyage préalable à l'acétone favorisera l'adhérence de la colle.
 
De même, les flancs (habillages) sont collés à la cyano'. Ici aussi, une tige de 1mm est utile pour aligner parfaitement les trous.

Pendant que ça sèche, on peut mettre en forme les supports de bogies.

Il y a un renfort à souder... Sur ce point là, les photos de la notice ne sont pas super claires. Heureusement que les pièces s'assemblent assez bien. Ne PAS souder les vis ! Cette étape est très facile. Petite remarque complémentaire : L'utilisation d'un écrou simple n'est pas une super idée puisque l'essieu est ensuite maintenu par une simple vis NON FREINEE..;qui va donc joyeusement de dévisser lors du roulage. Je préconise l'utilisation d'un écrou frein M3 disponible ici par exemple.

En revanche, la mise en place des renforts dans le châssis est difficile car il faut chauffer TRES FORT ! Compte tenu de la grande surface de laiton et de l'épaisseur à chauffer, une température de 360° n'est pas superflue.


Les renforts centraux posent exactement le même problème ! Et ça ne va pas en s'arrangeant puisqu'on rajoute  toujours plus de laiton à chaque étape ! Et je fais la même remarque que pour les renforts d'extrémités. puisque les deux coulisseaux du centre doivent pouvoir coulisser

Les petits renforts en forme d'équerre demandent un peu d'habileté pour tout maintenir mais ça se fait assez bien.

Premier point TRES problématique : les attelages à élongation. La notice n'aide pas du tout sur ce point là. La mise en place est préconisée à l'étape 18 sans préciser les pièces à placer. Il faut aussi couper une tige... mais laquelle? il y en a tellement ! Résultat, j'ai soudé et coupé ce qui me semblait logique mais ce n'était pas la bonne solution...Je m'en suis rendu compte plus tard :  à l'étape 37 !!! Je verrai après la mise en place des traverses comment rattraper cela.

En plus ils ne sont pas facile à rentrer dans cet emplacement exigu !

Compte tenu des différents problèmes rencontrés, je ne suis plus la notice à la lettre et je réalise les coulisseaux tout-de-suite.
Le pliage est assez difficile car les parties à plier sont très étroites. Un étau est indispensable. Ensuite, le soudage ne doit pas faire de bavures car les flancs assurent le guidage des coulisseaux. Tout défaut va provoquer des frottements indésirables.


Et je les utilise pour corriger les écartements des renforts, ainsi que pour souder les fils de guidage des coulisseaux.

Vérifier que les coulisseaux ont leur mouvement libre. Ensuite un bon nettoyage des excédents de soudure s'impose.

Je fixe l'anneau de contact pour la cabine :
Le guidage est fait avec des fils (traits verts), la soudure se fait pas capillarité. Elle pénètre entre les deux plaques. Inutile de vous dire qu'il faut chauffer PARTICULIÈREMENT fort (quasiment 400°c) !


Je vais pouvoir m'attaquer aux traverses de tamponnement :
Je fabrique d'abord les tampons,. Ils sont jolis. Ils sont composés de 3 pièces chacun.


Quand aux traverses, C'est une étape pas facile, et longue. L'ensemble est constitué d'une structure par-dessus laquelle il faut placer un habillage complémentaire, ce qui ne simplifie pas les raccords.

Il y a des pliages partiels à faire pour mettre en place d'autres éléments. Il faut être TRES précis pour plier et souder les habillages au bon endroit sinon on se retrouve avec des trous béants à boucher. Pas GLOP ! Et au final il y des grosses bavures à rattraper.

Sur le second sous-ensemble, je me suis beaucoup mieux débrouillé mais ça reste une opération minutieuse.

Les espaces entres les différents habillages ne sont vraiment pas faciles à masquer. La mise en place des escaliers latéraux demande pas mal de doigté aussi pour faire un assemblage propre. Je les ai volontairement écartés de 0.6mm (au lieu de les plaquer contre l'habillage) en glissant ente les deux une chute de kit pliée en 2 (2*0.3mm=0.6mm). Même chose pour les fausses tiges filetées (à g. de l'échelle), que j'ai soulevées de 0.3mm. Le relief est ainsi plus sympathique à observer.

Les essieux sont d'une finesse remarquable, mais ils demandent un peu de travail.
Les flancs sont obtenus en superposant 4 couches sur les coussinets en laiton. ==> Souder par capillarité.


Avant de poursuivre, je m'empresse de changer les roues car celle livrées dans le kit n'ont qu'une seule roue isolée. Et avec ce genre de kit tout en métal, je préfère isoler les 2 roues. Il faut des roues de diamètre 10.4mm pour une entre-pointes de 25.5mm. Cette référence là fait très bien l'affaire.

J'ai un peu peur pour l'étape de la peinture car il faudra peindre sans enlever les roues.... on verra....

Il ne reste plus qu'à assembler les deux volants de freins sur un fil en laiton de 0.6mm et à les placer dans les trous prévus à cet effet, juste à coté de l'échelle latérale. Le sous-ensemble châssis est maintenant complet.

C'est quand-même dommage d'avoir un habillage si mal posé sur les deux traverses.

Et il reste un grand nombre de pièces sur la grappe en laiton. La notice ne dit pas où il faut les utiliser.... Ça va me faire des rondelles de réserve mais ça laisse perplexe.

[Edit du 22/04/016 : J'ai trouvé la destination des deux petits volants (à gauche du gros volant) ! Ils sont à fixer sur une tige de 0.8mm et à insérer dans le trou à coté des coulisseaux centraux. Mais la notice n'en parle nulle part. Décidément, cette notice...]




2/ La cabine :

La mise en place des portes, rambardes, glissières de fenêtres, écrous et poignées est très facile...tant qu'on ne se trompe pas de coté.... . Oui, j'avoue, j'ai fait la co... bêtise !


En revanche, la mise en forme de la cabine n'est pas super facile. Il faut bien veiller à épouser le contour et être bien en face des perçages de la plaque inférieure. Ici encore, il faut bien lire les 2 étapes (42 et 43) de la notice AVANT de souder sinon on se retrouve avec des perçages mal placés.

Le pliage des deux volets situés à l'avant peut bien aider la mise en place globale. Au début, ma cabine était un peu de guingois... les deux faces latérales étaient un peu de travers (visible sur la photo)


Sur la grande plaque horizontale, il faut placer les supports des treuils. Ceux-ci sont à souder par capillarité après les avoir repliés à 180°



Le soudage sur le plateau ne pose pas de grande difficulté. Ici encore, compte-tenu de la grande surface à chauffer, une température de 350°c n'est pas superflue.

ATTENTION à bien respecter l'écartement entre les deux flancs : Il doit y avoir 17,5mm de haut en bas. Sinon, ça ne passera pas dans la cabine.

La cloison arrière n'est fixée que par deux petits points de soudure. La solidité n'est pas primordiale à cet endroit. Et j'ai ma petite idée derrière la tête !
Les tirants sont soudés sur une tige de 0.6mm, que l'on coince entre les 2 renforts verticaux. Ils sont ainsi articulés et démontables si nécessaire.


Les éléments de décoration (faux leviers, faux moteurs, faux radiateurs, etc...) ne posent pas de problème particulier. Même chose, je ne les soude aussi que par 2 points pour pouvoir les enlever aisément au cas où...

Le bras-support des poulies est très facile à réaliser. Il est seulement un peu fragile tant qu'on ne l'a pas encore soudé en place avec les poulies. J'ai choisi de renforcer les traits de pliage avec un peu de soudure. Ça aide bien !

Les poulies, en revanche, sont TRES pénibles à réaliser.... car il y en a 20 ! Et toutes composées de trois pièces minuscules qu'il faut ébavurer, étamer, positionner précisément, et souder sans faire de bavures !

Comptez au-moins 3 heures pour faire ça proprement. Attention, le moindre excès de soudure bouchera la rainure de poulies à coup sûr. Donc "mollo les gars sur la soudure !".

On en prèlève 6 et on monte sur le bras. Le bras est fixé sur le support à l'aide d'un fil de laiton de 1mm de diamètre.

Les poulies ne doivent PAS être soudées sur le fil de 1mm. Veiller à ce qu'elles aient toutes leur mouvement individuel libre. L'excédent de tige qui dépasse de chaque coté peut être arasé.
La notice ne dit pas ce qu'il faut faire avec les deux perçages libres du bras. ...?




3/ Les treuils :

D'abord il faut les construire puis il faut les assembler... 2 problèmes non négligeables !

On commence par le roulage des tambours autour d'un foret de 6mm....pas si facile pour faire un cylindre complet et régulier ! L'ensemble mesure 15mm de long. Ça va laisser un jeu énorme entre les deux flancs du bâti.

Lorsque le premier tambour est fait, il en reste un autre, puis encore un autre plus petit pour l'enroulement des câbles de la flèche. Le diamètre du tambour est de 2.5mm


La difficulté suivante consiste à souder les roues dentées par capillarité en gardant l'alignement des dentures. Un fil de 1mm au milieu et un autre de 0.6mm (et non 0.5mm comme le dit la notice) dans le petit trou aident bien à maintenir le tout en place.

En plus des 4 épaisseurs, il faut ajouter une rondelle sur l'axe de 1mm pour que la roue ne frotte pas contre le bâti.

Il y en a une seconde identique à réaliser. Sur celle-ci, il faut ajouter le cabestan, constitué de 7 épaisseurs de rondelles de diamètres différents, à limer en arrondi pour ressembler à... un cabestan ! Les trois plus petites sont au centre et les diamètres augmentent en allant vers les bords.

Si je compte bien, ça fait 12 pièces empilées ! Le petit bout d'axe qui dépasse doit être arasé.

Au passage, je suis obligé de taper dans mes réserves de fil en laiton de 1mm car il n'y en n'a pas assez dans le kit.

L'assemblage et la disposition des treuils n'est vraiment pas évidente. La notice n'est pas vraiment claire sur ce point là. Pire encore, il y a dans la notice une photo qui incite à faire un truc complètement délirant :

Et sur les supports, il y a encore un autre souci : les entre-axes des supports ne correspondent pas aux entre-axes des roues dentées. D'un coté le pignon ne touche pas la roue et de l'autre coté, roue et pignon se superposent... Je fais comment moi ? J'aurais voulu voir les roues s'entrainer lorsque je les manipule mais là, ça ne sera pas possible.
Au final, j'ai agrandi le trou du petit pignon de façon à ce qu'il s'éloigne de la roue, du coté où ils se superposent. Ça engrène correctement sans plus.

Donc je ne suis même pas sûr que ce montage soit le bon....
il reste des trous sans axes.... Que faire?


[edit 22/04/2016 : Ce dont je suis sûr maintenant c'est que le petit treuil (à l'arrière sur la photo) n'est pas à la bonne place.]

Tant que je suis à me plaindre et poser des questions sans réponse et sans importance, en voici une dernière problématique : comment séparer tous ces éléments pour les peindre? Car l'ensemble est indémontable.... Il faut que je trouve une astuce.....
... ... ... ...... ... ...





4/ La flèche :

C'est un des éléments les plus remarquables de ce kit. Il est d'une grande finesse. Même la plaque ne mesure que 0.2mm d'épaisseur. A manier avec précautions !


On commence par la grande flèche :
La fabrication des 2 flancs consiste à superposer 5 pièces. On aboutit à une pièce de 0.4 à 0.6 mm d'épaisseur suivant les endroits, ce qui lui confère une certaine rigidité.

Lorsque les 2 sont assemblés, on plie légèrement au niveau du trait en pointillés.

Le treillis inférieur doit être légèrement plié aussi, puis soudé en place. Il faut bien appuyer les pièces entre elles pour garder le contact franc et pour que le cordon de soudure reste propre d'un bout à l'autre.

Le résultat est plutôt propre (mieux que sur la notice ! Woaoh ! J'me la pête moi en c'moment !)

La mise en place des poulies n'est pas des plus aisées. Il faut les insérer au-milieu de la structure (donc dans un endroit exigu)  en y ajoutant des petits bouts de tubes de 1.5mm de long par 2mm de diamètre (donc pas faciles à manipuler) sur un axe qui rentre tout juste à l'intérieur (donc pas facile à enfiler).

Si on veut espérer rentrer le fil dans le petit bout de tube, il faut abandonner le fil laiton de 1mm et prendre du 0.8mm. C'est dommage car les poulies et le support sont prévus pour du fil de 1mm. Il y a donc du jeu sur les poulies.

[Edit du 10/04/2016 : Oups !  désolé, autant pour moi... je me suis gouré de tube l'autre tube a bien un diamètre intérieur de 1mm. Donc pas de souci de ce coté (sauf que je vais devoir trouver un tube neuf... j'en ai plus assez pour terminer !) /

La flèche est composée de 2 grandes parties : La grande flèche (ci-dessus) et la fléchette (ci-dessous).
Les flancs de la fléchette sont constitués de 2 pièces. Elle reste donc TRES légère et TRES fragile. Les cordons de soudure aident bien pour obtenir un ensemble rigide.


Les flancs sont soudés sur le treillis inférieur.

Chose surprenante, la notice ne dit absolument rien à propos de la pièce 105... à croire que c'est en option !? J'ai quand-même pris le risque de l'assembler.... On ne sait jamais, des fois que ça fasse partie du kit ?

Entre les deux parties de la flèche, il y a une articulation et deux systèmes de tirants articulés.
Ils sont relativement faciles à construire une fois qu'on a trouvé une méthode pour sertir les rivets sans coincer les trois brins. Un petit rodage (mouvements répétés) des articulations aide à obtenir un assemblage exempt de résistances parasites. C'est l'immense avantage du laiton.


Ces tirants sont aussi rivetés sur la fléchette d'une part et la grande flèche d'autre-part.

L'articulation entre les deux flèches est obtenue avec un fil laiton de 1mm.

Je mets en place le vernier (à droite sur la photo ci-dessus) après avoir plié au raz de l'arc de cercle, et non au niveau de l'encoche, contrairement à ce que suggère le trait de pliage présent sur la pièce.